Allongement du congé paternité, vers un allègement de la charge mentale des mères ?

By 30 janvier 2018Actualité

Marlène Schiappa propose d’allonger le congé de paternité actuellement de 11 jours en plus des trois jours donnés pour la naissance.

Beaucoup de pères souhaitent s’impliquer complètement dans la vie de leur famille, auprès de leurs enfants. Mais il existe encore beaucoup de freins psychologiques et de pression sociale.

Certains disent, seules les mères peuvent s’occuper d’un nourrisson, le changer, s’occuper de lui. Dans la réalité, comme le dit très bien Elisabeth Badinter, les femmes sont tout aussi démunies que les hommes face à ce tout petit. Elles apprennent au fur et à mesure et les hommes ont largement la capacité d’en faire autant.

Mais toutes les femmes ont-elles réellement envie de partager ce moment?

Pression sociale aussi notamment dans les entreprises : un homme doit se consacrer à son travail et n’a pas à fainéanter à la maison! S’il veut faire une vraie carrière professsionnelle, il doit se consacrer totalement à son travail et en bon petit soldat, il ne voit pas comment faire autrement. Résultat, les hommes n’osent pas demander à bénéficier de ce congé paternité.

D’ailleurs dans bien des cas, s’ils peuvent en bénéficier, le salaire horaire qui leur sera appliqué sera celui du tarif de la sécurité sociale donc très souvent moins élevé que le salaire réel. Or à ce moment-là de la vie du jeune couple, les charges augmentent avec la naissance du bébé : couches, lit, poussette etc.Financièrement, la famille ne peut se permettre de gagner moins et le père doit renoncer à son congé paternité.

De ce fait, ce congé paternité ne fait pas encore partie des habitudes et en bénéficier relève encore souvent du parcours du combattant.

Et pourtant ! Que d’avantages dans cette mesure !

Par exemple :

On parle beaucoup en ce moment de la charge mentale des mères. Cette charge est une réalité, elles seules portent le poids de l’organisation de la vie familiale.

Mais cette réalité s’explique : lors de son congé de maternité, la maman se retrouve seule aux commandes. C’est elle qui connaît le rythme de l’enfant, ses besoins. C’est elle qui connaît et intègre l’importance d’anticiper, de préparer, de vérifier que tout est bien là. C’est elle qui sait repérer en écoutant les cris ou gazouillis de son enfant, la réalité de ses besoins.

Le père, lui, n’est là que le soir. Lorsqu’il arrive, tout est déjà mis en place et il va se mettre dans l’organisation de sa compagne. Il n’est pas ou peu associé à la mise en place de cette organisation.

Naturellement, lors de la reprise de travail de la mère, c’est elle qui va continuer à avoir la haute main sur l’organisation familiale.

Partager les premiers temps de l’arrivée de bébé à la maison, va permettre au couple de mettre en place ensemble une organisation et au père de comprendre l’importance de toutes ces petites actions quotidiennes d’apparence anodine mais indispensables dans la vie d’une famille.

Et puis si les aléas de la vie conduisent le couple à se séparer, le père s’il obtient la garde partagée, aura acquis dès le départ de bons réflexes et sera moins perdu face à cette nouvelle reponsabilité.

Oser demander le congé paternité, oser prendre toute sa place dans sa vie de famille, voici le nouveau défi des papas d’aujourd’hui !

Ils sont demandeurs et très partants, alors aidons les à réaliser leur souhait de s’investir à fonds dans leur vie de famille !

Et s’ils ont besoin d’un petit coup de pouce, nos formations de conciliation vie privée vie professionnelle peuvent les y aider !

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